Publié le 18 janvier 2015 | par Comité STAT

Présentation du groupe Facebook Chroniques d’une mort en santé

Alors que ça coupe sur nos unités, c’est à nous de se raconter simplement et sans censure ce qui s’y passe au quotidien. Chroniques d’une mort en santé désire vivre des témoignages et des discussions entre travailleurs et travailleuses de la santé tous métiers confondus. Nous cherchons les sentiments, les visages et les histoires qui se cachent sous les millions de compressions et les centaines de coupures de postes.

Chaque lundi du nouveau contenu sera publié sur la page, principalement des textes liés à nos expériences en milieu de travail et à une question obsédante: comment résister à la dégradation de nos conditions de travail? Est-ce encore possible? Comment? Pour quoi serions-nous prêts et prêtes à lutter? Et jusque où?

Ce qui nous étouffe

Le front commun actuel a comme objectif prioritaire les salaires et ne dit rien sur les réorganisations qui nous passent dessus continuellement et qui ne feront que s’accélérer avec les présentes coupures. Début janvier, un syndicat local de l’APTS annonce qu’il se retire d’un processus d’optimisation parce que celui-ci ne suscite pas l’adhésion des membres. Doit-on comprendre que pendant que le front commun se met en branle, tandis qu’il hurle à l’austérité à l’aube de coupes massives les syndicats sont encore assis à côté de l’employeur à des tables de réorganisations? Le gouvernement tente d’ailleurs au sein des présentes négos d’échanger des augmentations salariales contre la participation des centrales à ces processus d’optimisation et donc, ultimement à d’autres coupures de postes.

La loi 10 ajoute au chaos. En quoi touchera-t-elle ce que nous sommes en train de négocier? Et puis lorsqu’elle sera effective, il faudra que les membres d’une même catégorie syndicale des différents milieux fusionnés choisissent leur allégeance syndicale. En plein front commun les centrale doivent se préparer au maraudage.

Et puis il y a nous, fatigués, unis dans le travail et souvent désunis dans ce qui le dépasse. Traumatisées par 99 et par le mot grève en général. Rejetant le blâme sur les syndicats sans sérieusement réfléchir à ce qui peut être fait et surtout à notre propre responsabilité là-dedans. À cause entre autres de la conviction intime de notre impuissance qu’aucun slogan, qu’aucune manif ne va renverser. Même s’il faut que ça soit renversé, pour ce travail qu’on veut faire ensemble longtemps.

Pour collaborer

Si vous désirez être publié dans le nouveau contenu du lundi sur la page et que votre texte soit mis en évidence afin d’alimenter une discussion, contactez-nous : comitestat@gmail.com Nous vous invitons à jeter un coup d’oeil aux balises des textes qui ont été établis pour notre journal Condition Critique.

Une multitude de formes et de sujets sont possibles: Texte, dessin, poésie, vidéo, témoignage ou partage d’informations sur ce qui a lieu dans votre milieu de travail, réflexion, réaction à l’actualité…

Les récits de patients et de patientes sont les bienvenus. Les gestionnaires eux ne le sont pas à moins de vouloir livrer des témoignages sur les coupes subies ou imposées.

Les règles du groupe

Ce groupe encourage fortement les débats, en autant que ce soit dans le respect et réagira immédiatement à toute forme de discrimination. Nous vous invitons à consulter la section principes de notre site pour plus de détails.

Nous ne sommes pas une plateforme de publicité pour des événements, des organisations ou des partis. Nous ne souhaitons pas non plus relayer des articles de presse sans introduction ni analyse.

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